Des annonces qui répondent partiellement aux attentes des salariés
Lors du Comité européen de TotalEnergies, le PDG, Patrick Pouyanné, a annoncé le versement d’une prime carburant de 200 € à l’ensemble des salariés de la compagnie, y compris dans les filiales détenues à au moins 50 %.
Il a également annoncé le versement d’une prime de partage de la valeur (PPV) d’ici à la fin de l’année 2026, avant les fêtes. Cette décision s’inscrit dans le contexte des résultats exceptionnels de la compagnie. Les modalités précises et les montants restent toutefois à définir.
Des avancées obtenues grâce aux mobilisations syndicales et au travail des salariés
Ces avancées résultent des revendications portées par FO et par d’autres organisations syndicales.
Surtout, ces primes sont, avant tout, le fruit de votre travail quotidien. Sans l’engagement des salariés de la compagnie, de tels résultats exceptionnels n’auraient pas été possibles.
Peut-on s’en satisfaire ?
FO restera attentive aux modalités d’application de ces mesures et continuera de porter ses revendications.
Dans un contexte où l’inflation repart à la hausse, entraînant une revalorisation automatique du SMIC de 2,4 % au 1er juin 2026, de nombreux salariés, notamment dans les filiales, voient leur rémunération s’en rapprocher dangereusement.
FO demande l’ouverture anticipée des négociations annuelles obligatoires (NAO) dans le périmètre de chaque société de la compagnie.
Si l’annonce de ces deux primes constitue un signal positif, elle ne saurait se substituer à de véritables augmentations de salaire destinées à préserver le pouvoir d’achat face à l’inflation.
La politique de rémunération et la répartition des richesses dans l’entreprise demeurent des enjeux majeurs. Le versement de deux primes, même s’il est apprécié, ne doit pas masquer l’écart persistant entre la hausse des dividendes et l’évolution des salaires.

